Julien Carreyn
‘Photographies du soir’ (SP095)

JULIEN CARREYN SHELTER PRESS
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SP095-I

Julien Carreyn ‘Photographies du soir’

Technical

88 pages
20 x 27 cm
Clothbound hardcover with photograph tip-in on front cover and typography in golden foil on the spin

First edition of 700 copies
Limited edition of 15 copies

ISBN: 978-2-36582-020-2
Publication date: May, 31 2018

Avec le soutien à l’édition du CNAP, Centre national des arts plastiques.

Credits

All works by Julien Carreyn
Texts by Mick Peter (EN) and Claire Moulène (EN/FR)
Design by Julien Carreyn and Bartolomé Sanson

Order

ORDER

About the book

Photographies du soir consists of a series of images taken by Julien Carreyn between 2014 and 2017. Placing with a formidable precision a self-published editorial practice at the heart of his artistic production, Julien Carreyn offers withPhotographies du soir a singular and ambitious publication that presents for the first time his photographic work on color. This series of 41 images is followed by texts by art critic Claire Moulène and Scottish artist Mick Peter.

“It is always precious to know what artists look at, what works, in the mille-feuille of art history, by some genealogical or aesthetic turn, had vampirized their imagination. It is often surprising. In the case of the author of Photographies du soir, we are surprised and almost immediately enchanted by the disorderly voyage he proposes: by way of Matisse and therefore his paradise, Bonnard and Corot, but also the vampire films of Jean Rollin on the banks of the Loire and Les Noces rouges by Chabrol; the pastel interiors by Marc-Camille Chaimowicz and the indecipherable though highly erotic photographs by the painter David Salle.

Each image of this book, as modest as it may be, contains a little of all that. As much as they individually cultivate a certain sulky and lascivious monotony, involving the same portraits of well-bred heroines, with ankle-length pants and sweaters pulled up to conceal cleavage; the same Day in the Country on the banks of the river, dormitories with unmade beds, deserted shopfronts on provincial main streets and declining summer evenings; they carry within them, collectively, this cultural density, this consistency. Because it’s by putting things end to end that we manage to bring the underground labyrinth into the light. And by putting image on page, that we give body to this occult matrix.”

Claire Moulène, 2018

A propos du livre

Photographies du soir est constitué d’une série d’images réalisées par Julien Carreyn entre 2014 et 2017. Positionnant la pratique éditoriale au coeur de sa production artistique, d’une précision redoutable et majoritairement auto-publiée, Julien Carreyn propose ici avec Photographie du soir une publication singulère et ambitieuse qui présente pour la première fois son travail photographique sur la couleur. Cette série de 41 images est accompagnée de textes de la critique d’art Claire Moulène et de l’artiste écossais Mick Peter.

“Il est toujours précieux de savoir ce que les artistes regardent. Quelles sont les oeuvres qui, dans le mille-feuille de l’histoire de l’art, par quelques torsions généalogiques et esthétiques, ont vampirisé leur imaginaire. On est souvent surpris. Chez l’auteur des Photographies du soir, on est surpris et presque immédiatement enchanté par le voyage désordonné qu’il propose : en passant par Matisse et son paradis donc, Bonnard et Corot, mais aussi les films de vampire de Jean Rollin en bord de Loire et les Noces rouges de Chabrol ; les intérieurs pastel de Marc-Camille Chaimowicz et les photographies indéchiffrables mais hautement érotiques du peintre David Salle.

Chaque image de ce livre aussi modeste soit elle, contient un peu de tout cela. Elles ont beau cultiver individuellement une certaine monotonie boudeuse et lascive, en tournant autour des mêmes portraits d’héroïnes de bonne famille, le pantalon aux chevilles et le pull relevé à la naissance des seins ; des mêmes parties de campagne au bord de l’eau, dortoirs aux lits défaits, devantures désertées de centres-villes de province et soirs d’été sur le déclin, elles portent en elles, collectivement, cette épaisseur culturelle. Car c’est la mise bout à bout qui permet de faire émerger le labyrinthe souterrain. Et la mise en page qui densifie ce maillage occulte.”

Claire Moulène, 2018